Les animaux de nos villes et campagnes

Des pièges fatals à toutes les espèces


Mardi 27 Novembre 2012


Dans les campagnes ou les parcs, les jardins et les forêts, trop de pièges destinés aux espèces dites nuisibles tuent des espèces protégées, des chats et des chiens. A l'initiative de l'Aspas, les associations de protection des animaux demandent leur interdiction.




Même les hérissons peuvent être victimes de pièges "tuants" ©V.B
Même les hérissons peuvent être victimes de pièges "tuants" ©V.B
Nos adhérents nous ont alertés : leur chien ou leur chat avait été pris dans un piège qui ne leur était pas destiné. Certains ont assisté, impuissants, à l’agonie de leur animal de compagnie, explique Rémi Collange de l’Association pour la protection des animaux sauvages, Aspas. Outre les animaux domestiques, ces pièges dits « tuants » peuvent tuer des espèces protégées. Ils ne sont pas sélectifs. Nous demandons au ministère de l’Ecologie de les interdire. »

Les pièges devraient ne tuer que les espèces nuisibles

En France, deux types de pièges existent : ceux qui tuent et ceux qui capturent. Les uns comme les autres sont destinés à attraper les espèces dites nuisibles (1). Les premiers tuent immédiatement. Certains se referment net sur le dos ou le cou de leurs proies qu’ils broient. D’autres les entrainent dans la mort par noyade.

Ces pièges mortels ne devraient tuer que des espèces dites nuisibles. Or ils ne le font pas. Ils en tuent sans pitié d’autres : genettes, chats sauvages, visons d’Europe, trois espèces protégées, chiens, chats...

Les pièges appâtés de viande ou de végétaux, attirent aussi bien les espèces nuisibles que des animaux ayant le même régime alimentaire, dénonce l’Aspas. Un piège tuant ne fera pas de différence entre un vison d’Amérique et un vison d’Europe : les deux espèces ont une morphologie semblable. Or la première est dite nuisible. Le piège lui est voué. Le second, le vison d’Europe, est protégé sur le territoire français et européen. Le piège ne le sait ! « Même à l’œil humain, il n’est pas facile de les distinguer ! » remarque Rémi Collange. Et l’Aspas de s’interroger dans son dossier de présentation : « Comment dans un département ou le putois ou la martre ne sont pas déclarés « nuisibles », les piégeurs peuvent-il honnêtement prétendre à la sélectivité des pièges qu’ils tendent pour la fouine ? »

L'utilisation des pièges est réglementée

L’association pointe du doigt le danger fatal des pièges tueurs pour les jeunes animaux, Des proies faciles : « Très curieux de nature, ils peuvent être attirés par ces pièges létaux. La taille des juvéniles et leur confiance les incitent à entrer plus facilement dans les pièges. »

« À travers les témoignages poignants adressés à l’Aspas, nous pouvons affirmer avec certitude qu’aucun piège n’agit sur une seule espèce. »

A priori, n’importe qui ne peut pas utiliser ces pièges. En fait, pièges et piégeurs sont soumis à une législation précise. Les premiers doivent être homologués. Les seconds doivent suivre une formation d’au moins seize heures, déclarer leur activité en préfecture, tenir registre de leurs captures... « Une formation de seize heures est-elle bien suffisante ? interroge Remi Collange. Elle est accessible même aux jeunes de 15 ans. » Les jeunes devront attendre l’âge de 16 ans avant d’obtenir l’agrément de piégeur par le préfet de leur département.

Les piégeurs agréés sont environ cent mille. Dont 20 000 à 30 000 sont en activité. A la fin de la saison, au 30 juin de chaque année, ils doivent déclarer leurs captures en septembre. Avant de poser des pièges, ils doivent en informer la mairie qui doit publier cette déclaration à l’emplacement réservé aux affiches officielles. Les zones de piégeage doivent être signalées aux passants. Enfin sur le terrain, les piégeurs doivent contrôler leurs pièges tous les matins.

L'Aspas demande l'interdiction des pièges "tuants"

Si la règlementation fait force de loi, sur le terrain, des pièges frappent à mort, sans distinction, espèces protégées, espèces domestiques ou espèces nuisibles. « Dans le cas d’une chatte victime d’un piège illégal dans le Finistère, le piégeur tendait ses instruments de mort dans sa résidence secondaire, en sachant pertinemment qu’il s’absenterait plusieurs jours. Il était donc impossible pour lui de visiter ses pièges tous les matins. Trop abîmée pour être sauvée, la patte antérieure gauche de cette chatte a dû être amputée suite à cet accident. Malgré une plainte déposée par l’Aspas, le piégeur, n’a eu droit qu’à un simple rappel à la loi… Chipie s’en est sortie, mais dans de nombreux cas les plaies aux pattes et au cou sont fatales » dénonce l’Aspas à qui ses adhérents ont rapporté bien d’autres cas dramatiques.

Déjà le piège appelé l’assommoir perché a été interdit par un arrêté en juin 2011. Il tuait d’autres espèces carnivores comme la genette ou le chat. Reste les autres encore existant : « Nous avons lancé une campagne depuis quinze jours, conclut Rémi Collange. Campagne relayée par la Fondation 30 millions d’amis, la fondation Brigitte Bardot et l’association One Voice. Nous appelons toutes les personnes concernées à envoyer au ministère de l’Ecologie une carte demandant la suppression de ces pièges. »



(1) La notion d'espèces nuisibles est remise en cause par toutes les associations de protection animale.

Virginie Bhat




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1.Posté par ousselin le 16/01/2015 20:07
bonjour ma chienne jeune braque allemand de 18 mois vient d 'etre victime de c'est pieges tueurs lors de notre promenade quotidienne mardi 13 janvier 2015 elle est décédé devant mes yeux dans un piege a renard (type collet sans arretoire non homologué) elle a eu le cou brisé meme pas le temps de réagir je vois ma chienne allongée devant moi noué a ce piege je la détache massage cardiaque pendant une demi heure rien ma puce est décédé arrivé chez lz veto le verdict tombe morte sur le cou nuque brisé. J'ai la haine cette puce me manque tellement. Plainte a la gendarmerie le mardi et depuis tous ce temps pas de new. En faite pourquoi s'embeter c'est qu 'un chien pour eux. Honteux on vit dans un monde ou les gens qui font du mal s'en sorte c'est comme ca. Alors je voulais en parler ca fait du bien je voudrais que ceci n'arrive a personne c'est tellement horrible d'avoir comme image dans la tete que cette derniere image c'set le plus dur je penses. Mais maintenant pour elle je vais continuer a me battre j'irais jusqu'au bout et j'en profite pour lui dire une derniere foi qu'elle nous manque que je l'aime et repose en paix ma puce

2.Posté par Tacnet Mary-Gaëlle le 12/04/2017 17:36
Bonjour Ousselin, j'ai vécu le même drame. Je me bats pour faire interdire les pièges qui tuent. Partagez et signez au maximum les 2 pétitions, et contactez-moi pour m'apporter l'ensemble de votre témoignage. Plus nous aurons de témoignages et de signatures, et plus nous aurons de chance d'arrêter ce massacre.

APPEL A TEMOIGNAGES PIEGES
ET PETITIONS A SIGNER CONTRE LES PIEGES QUI TUENT


Les pièges qui tuent existent toujours en France, nos animaux domestiques, en plus des animaux sauvages non considérés comme nuisibles, en font les frais. Cela doit cesser. Il faut les interdire. Certains sont en vente libre sur le web ou sur catalogue (chez ducatillon par ex) alors que normalement seuls les piégeurs agréés sont autorisés à les utiliser en suivant une règlementation très stricte.
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000648027


Le 3 mars Hibane, cairn terrier de 4 ans, est mort dans un piège qui tue (en x ou conibear) illégal (département 21)


Merci de signer cette pétition, plus nous recueillerons de signatures et plus nous aurons de chance de faire bouger les choses


https://secure.avaaz.org/fr/petition/Soutien_a_MaryGaelle_Rendons_justice_a_Hibane/?ahGGVlb




Le 29 mars Lili, podenco qui venait d’être adoptée), est morte dans un piège qui tue (en x ou conibear) illégal (département 95)


Merci aussi de signer cette pétition


https://secure.avaaz.org/fr/petition/Soutien_a_Veronique_Rendons_justice_a_Lili/


D’autres récits émergent sur la toile. Plus nous recueillerons de témoignages, et plus nous aurons la possibilité de faire interdire ces pièges qui tuent sans distinction nuisibles et non nuisibles, animaux protégés et animaux de compagnie et qui peuvent même blesser un être humain et un enfant en balade ou lors d’une cueillette de champignons ou muguet.


Merci de m’adresser vos témoignages à cette adresse mail : brigitte.denfer(a)orange.fr (c’est important).




"Prenez parti ! La neutralité aide l’oppresseur, jamais la victime. Le silence encourage le bourreau, jamais l’oppressé."
Elie Wiesel

"L’ultime espoir est dans l’efficacité de la pression populaire : chaque individu est sans doute impuissant, mais en nous rassemblant, nous pouvons faire basculer l’histoire."
Professeur Albert Jacquard

"Le Monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui le regardent sans rien faire"
Albert Einstein




Voici le récit de ce qui s’est passé le jour où mon chien Hibane est mort.

Le 3 mars

8H09.

Hibane n'est plus. Entre 2 cris, entre 2 pleurs. Je me dis. "Prends une photo. Pour avoir une preuve".
Mais aussi pour réaliser. Parce que je me croyais encore en plein cauchemar. J'allais me réveiller. Ce n'était pas possible une chose pareille.
Qui plus est, à notre endroit préféré. A l'étang. A ce que je considérais comme "notre" étang, puisque le monsieur qui en était propriétaire (enfin dont je pensais qu'il l'était), nous avait donné l'autorisation d'y venir à notre guise. "Vous pouvez y aller. Vous ne risquez rien".
8H26
Ma famille a prévenu les gendarmes. A prévenu la mairie. Les gendarmes de Dijon viennent de me téléphoner. Pour me demander où je me trouve exactement. Dur d'expliquer. Les mots s'embrouillent dans mon cerveau. Tant de peine. Tant d'émotion. Tant de détresse. Tant de haine. Tant d'incompréhension.
Moi j'avais téléphoné au vétérinaire. Juste avant.
L'espace d'un instant j'avais cru qu'il respirait encore. Il avait bougé. Je m'étais précipitée pour essayer à nouveau d'écarter ces morceaux de ferraille mortels, lâches, froids, durs.
Mais non. Son corps était lourd dans le fossé, qui cherchait maintenant à le happer, comme le piège. Ses yeux étaient troubles, vitreux. Sa gueule était entrouverte. Une petite tache rouge dedans. J'ai essayé de soutenir ses pattes arrière pour le faire remonter un peu. J'avais peur que son corps se déchiquète. J'avais peur que sa tête (car c'est en fait au niveau du haut du crâne qu'il a été attrapé, près des oreilles, sur le moment j'étais tellement paniquée, que je ne pouvais pas regarder, je n'avais plus d'yeux, ou mes yeux ne voulaient pas voir, j'avais pris les premières photos en fermant les yeux, je ne pouvais pas, je ne voulais pas voir l'horreur; j'avais juste des bras, des mains, qui s'agitaient dans tous les sens, qui tiraient, forçaient. Et j'avais une voix, mais une voix animale, que je ne connaissais pas, qui hurlait, hurlait, hurlait comme ces malheureux animaux torturés. J'avais la voix de tous ces animaux, dont quelques-uns, des survivants, cachés dans le talus, m'observaient sans doute. Emus, écoeurés. Parce que les animaux, même les animaux sauvages, ont des sentiments, ressentent des émotions, sont intelligents). J'avais peur que son corps se coupe en deux.
Malheureusement non. Non. Non. HIbane était bel et bien mort.
J'ai repris du courage. Me suis éloignée de quelques mètres.
Il fallait que j'aie une photo du décor. Pour témoigner, pour avoir une nouvelle preuve. Parce que ce n'était pas normal. Parce que cela n'aurait jamais dû arriver. Parce que c'était un crime. Ni plus ni moins.
Un crime odieux. Un crime lâche.
Et l'espace d'un instant, je me suis dit. Ca aurait pu être moi. J'étais 2-3 mètres derrière lui. J'allais le suivre, emprunter le même passage. Descendre dans le même fossé pour suivre la coulée de ragondin. Le terrain n'était pas très boueux. Il y avait juste un peu d'eau au fond du fossé.
Et l'espace d'un instant, je me suis dit. Ca aurait pu être moi. Ca aurait dû être moi. Ca aurait dû être moi à sa place. Une jambe prise dans le piège. Le piège qui se referme doucement, sûrement. Le piège qui ne laisse aucune chance. Le piège mortel.
Ca aurait dû être moi. La jambe déchiquetée dans le piège. Et j'aurais préféré.
Nous aurions pu tous les deux mourir ce jour-là. Il y avait un second piège. Le même que celui-ci. Un second piège. Tout pareil. Sans numéro. Sans panneau "zone piégée". Un piège sur une coulée.
Il y avait un second piège. Prêt à tuer. Installé un peu à gauche du fossé, à environ 15 mètres, au bord du talus. Ce sont les techniciens de l'ONCFS qui l'ont retrouvé le lendemain après-midi, dissimulé dans l'herbe.


http://c.bienpublic.com/edition-la-plaine-la-saone/2017/03/05/brazey-en-plaine-une-petition-apres-la-mort-d-un-chien-dans-un-piege-a-ragondin

http://c.bienpublic.com/edition-la-plaine-la-saone/2017/03/11/brazey-en-plaine-j-ai-cru-que-je-pouvais-encore-le-sauver-c-etait-terrible-a-voir

http://www.holidogtimes.com/fr/ce-jeune-chien-vient-detre-tue-par-un-veritable-instrument-de-torture-alors-quil-se-promenait-le-web-se-mobilise/



https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/une-plainte-bientot-deposee-apres-la-mort-d-hibane-dans-un-piege-ragondins-brazey-en-plaine-1489062501



https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000648027


L'horreur : http://chasseursdefragny.over-blog.com/article-le-piegeage-a-l-x-ou-au-conibear-49030501.html

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